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St Pierre et l'eau

    1 - Bassin hydrographique

    La commune de Saint-Pierre-la-Palud n'est arrosée par aucune rivière importante, étant pour ainsi dire fermée dans sa parlie supérieure par les collines de la Luère et de la Croix du Banc qui forme un rempart.
    Les ruisseaux qui la parcourent ne sont alimentés que par les eaux qui tombent sur son territoire ou qui découlent de ses sources.
    Ce sont le ruisseau du Caban qui prend sa source dans les bois, qui rejoint le ruisseau des Côtes lequel reçoit sur sa droite le ruisseau de la Ronze et qui est lui-méme tributaire du ruisseau de la Tourette. Ce dernier vient de Chevinay et forme la limite entre les deux communes.
    Un peu au nord du boug commence le ruisseau du Pilon qui ne coule guère qu'en hiver et les jours de pluie, Ces ruisseaux sont peu abondants et tarissent à la suite d'une sécheresse méme peu prolongée.
    Il y a aussi le ruisseau du Moulin qui se déverse dans le bassin de la Falconière sur la commune de Sourcieux les Mines.
    Ils déversent leurs eaux dans la Brevenne qui les porte à l'Azergues.
    Celle-ci les verse à la Saône qui est elle-méme tributaire du Rhône.
    C'est ainsi que Saint-Pierre-la-Palud appartient au bassin de la Saône et de la Méditerranée.

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    2 - Réseau d'eau potable et sources

    Lors du déplacement du bourg au Grésigny ce dernier étant dépourvu d'eau potable il a fallut creuser des puits qui ne donnaient que parcimonieusement l'eau nécessaire aux usages domestiques.

    Cet état de choses dura jusqu'en 1806, époque à laquelle, grâce au Maire de l'époque Félix Mangini, et avec le concours pécuniaire de la Cie Saint Gobain, on décida de recueillir l'eau dans la montagne de la Croix du Banc pour l'amener au village.

    Des travaux importants furent exécutés pour creuser une canalisation de plus de 2 kilomètres pour amener de la montagne l'eau dans un bassin de 25 mètres de long, 6 mètres de large et 5 mètres de profondeur.
    Cette eau était distribuée dans le village et les quartiers voisins par 14 bornes fontaines.
    Le surplus de cette eau, venait alimenter un lavoir public couvert qui date de 1899 .
    La lavoir a aujourd'hui disparu
    Les nombreuses sources de la Croix du Ban et de la Luère ont été raccordées au réseau d'eau potable du SIEB (Syndicat Intercommunal des eaux de la Brévenne) qui alimente la commune (plus Sain Bel et Sourcieux)
    Suite à de nouvelles règlementations les sources ont été déconnectées du réseau en 2008 et reversées au milieu naturel.

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    Source St Nicolas - Arrivée de l'eau
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    Source St Nicolas - Bassin de sortie
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    St Pierre - Thus
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    3 - Les Thus Romains

    La Commune de Saint Pierre la Palud est traversée par un aqueduc qui se remarque très peu car il est enterré.
    Il fait partie d'un des 4 aqueducs romains qui alimentainent la ville de Lyon l'aqueduc de "La Brevenne".
    Cet aqueduc long de 70 km et traversant 16 communes, prend son départ à Aveize sur la rive gauche du ruisseau l'Orjolle, dans le vallon du Jacquemont à 627m d'altitude, pour arriver à Lyon à une altitude de 282 ou 284 m au niveau du secteur Saint-Just/Minimes/Théâtres, montée du Télégraphe.
    On peut penser que sa construction est contemporaine du règne de Claude (41-54 après Jésus-Christ), et le coût estimé de sa construction qui a pu durer entre 4 et 8 ans, de 150 milions d sesterces, soit l'équivalent de 300 milllions de francs (en 1993).
    Il a pu fonctionné 2 siècles, voire un peu plus.

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    Sur la commune il descend depuis Chevinay , pas très loin du panneau d'entrée de village de Chevinay. Il suit la route de Chevinay, à  gauche de cette voie en descendant, jusqu'au carrefour du Petit Saint Bonnet. Ensuite, il passe à  droite de la route de Chevinay vers les hameaux des Ferrières, de Lagay, du Mas.
    On l'aperçoit un peu à  la Croix Blanche, au début du chemin de la Jouanas, puis il part en direction de Sourcieux les Mines.

    Cet portion de l'aqueduc est connu sous le nom de "Thus de Chevinay" (Cette dénomination n’est pas spéciale aux ruines de Chevinay : on dit un peu partout dans la région thus ou trou de Sarrasin, indifféremment. Thus est donc peut-être une simple corruption patoise du mot trou. D’autres assignent à ce mot des origines plus lointaines et plus arcanes)
    Il a été protégé et recouvert en 1995 lors des travaux d'élargissement de la route de Chevinay à  hauteur du Petit Saint-Bonnet.

    Sources :